25 enfants du monde entier posent à côté d’une semaine de nourriture

Écrit par Axel LeclercqRamène ta fraise

28 Août, 2019

Gregg Segal a photographié ces enfants pour illustrer et documenter la disparité des habitudes alimentaires à travers le monde. Passionnant.

L’alimentation est sans doute l’un des marqueurs culturels qui résiste le mieux à la mondialisation, pour ne pas dire à l’occidentalisation de notre planète. Rien de mieux que de regarder dans l’assiette de son voisin pour en apprendre sur lui, sur ses goûts, sur son mode de vie et sur ses habitudes. En ce sens, le travail de Gregg Segal est une formidable mine d’informations : pendant trois ans, ce photographe est allé à la rencontre d’enfants du monde entier pour les immortaliser en compagnie de tout ce qu’ils ont mangé pendant une semaine ! Lumière sur un projet original, beau et terriblement instructif.

 

 

Source : Gregg Segal

Gregg Segal a photographié 60 enfants dans neuf pays à travers le monde. Mais il leur avait au préalable demandé de noter précisément tout ce qu’ils avalaient au cours des sept jours précédant la séance photo. Objectif ? Reconstituer toute cette nourriture et la disposer autour de l’enfant. Résultat ? Des photos qui, d’un bout à l’autre du monde, sont  très différentes les unes des autres. Voici 25 superbes exemples accompagnés chacun du commentaire du photographe.

Kawakanih Yawalapiti, 9 ans, Mato Grosso, Brésil

 

 

Source : Gregg Segal

Kawakanih Yawalapiti, 9 ans, région du Haut-Xingu du Mato Grosso, Brésil, photographiée le 19 août 2018 à Brasilia. Kawakanih, membre de la tribu Yawalapiti, vit dans le parc national Xingu, une réserve du bassin amazonien du Brésil. Le parc est encerclé de ranchs de bovins et de soja. Au cours des six derniers mois seulement, 100 millions d’arbres ont été abattus pour faire de la place à la culture du soja. Il ne restait que 7 locuteurs de la langue et sa mère avait peur que l’Arawaki ne s’éteigne. En fait, Kawakanih est la première enfant élevée à parler arawaki depuis les années 1940 et sa mère dit que c’est à Kawakanih et à ses deux frère et sœur de garder la langue vivante. Kawakanih a également appris le dialecte de son père et le portugais. Elle aime lire des livres d’histoire, en particulier sur les Égyptiens. La plupart de ses journées sont consacrées à la rivière ou aux corvées, comme la récolte de manioc, la fabrication du tapioca et la pêche. Tous les deux mois, Kawakanih se rend à Canarana pour aller à l’école où elle acquiert des compétences en informatique, même si personne dans son village ne possède un ordinateur. Il n’y a pas d’électricité ou d’eau courante. Pour se rendre au studio de Brasilia, Kawakanih et sa mère ont voyagé 31 heures depuis leur village en bateau, en bus et en voiture. La peinture rouge que porte Kawakanih, traditionnellement à base de graines d’urucum moulues, la protège des mauvais esprits. Une grappe de gousses se trouve à gauche de la tête de Kawakanih. Les tribus de la forêt pluviale utilisent aussi l’urucum comme médicament depuis des siècles. Le régime alimentaire de Kawakanih est très simple et se compose principalement de poisson, de tapioca, de fruits et de noix. Il faut cinq minutes pour dîner, dit Kawakanih. Quand tu as faim, tu vas à la rivière avec ton filet.

 

 

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