Ramène ta Fraise dans Midi Libre

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Ramène ta fraise !

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Ramène Ta Fraise – Conférence du 14 novembre 2019 – Halle Tropisme Montpellier

Ramène Ta Fraise – Conférence du 14 novembre 2019 – Halle Tropisme Montpellier

Conférence Ramène ta fraise – Jeudi 14 novembre

Rédigé par Perrine

Pour son premier anniversaire, l’association Montpelliéraine Ramène ta Fraise a décidé de mettre les petits plats dans les grands en organisant une conférence grand public : « Une bonne cantine scolaire, yes we fraise ! ».

L’objectif : arrêter de raconter des salades aux parents et aux enfants sur les cantines scolaires ! 

Chef cuisinier au collège de Lézignan-Corbières (Aude) et membre du Collectif Les Pieds dans le  Plat, Pierre-Yves Rommelaere est à l’origine d’une véritable révolution culinaire dans son établissement. Exit les produits surgelés et les plats préparés ! Avec son équipe, il prépare quotidiennement 550 repas faits maison, à base de produits bruts de saison, le plus possible locaux ou bio.

En replaçant l’humain au cœur de la cuisine et la cantine au centre du collège, Pierre-Yves Rommelaere rappelle que « l’alimentation, c’est de l’éducation ! » et que la clé « c’est le lien entre le cuisinier et ceux qui mangent » ! 

Conseillère communautaire à Nîmes Métropole, Valérie Rouverand a relevé le défi du bio et du local pour les 8 500 repas servis quotidiennement dans les 82 écoles de la collectivité en revoyant les exigences du cahier des charges. Si la « force des parents » est indéniable, elle rappelle que manger bio, local et sain, « c’est politique ! » et que la perspective des élections municipales en mars 2020 représente une réelle opportunité d’améliorer ce qui est proposé dans les assiettes de nos enfants.

Le prix des Cantines Rebelles en poches et membre de Un plus bio, Valérie Rouverand accompagne les élus qui souhaitent améliorer la qualité des repas servis en cantine.

Pierre-Yves Rommelaere et Valérie Rouverand  nous donnent toutes les clés pour relever le défi du manger mieux en cantine scolaire. Ils nous démontrent que tout est possible, avec un cuisinier ou un prestataire, et que ça ne coûte pas plus cher.

Alors une bonne cantine scolaire pour nos enfants, est-ce que c’est possible ? Yes we fraise !

Pour revoir l’événement en vidéo consulter notre publication sur Facebook « Une bonne cantine scolaire, yes we fraise » :

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Conférence : « Une bonne cantine scolaire, yes we fraise ! »

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Conférence Ramène ta fraise – Jeudi 14 novembre

Notre association avait déjà ramené sa fraise dans les fourneaux des écoles à l’occasion de son lancement, avec le témoignage piquant du maire de Barjac (Gard), pionnier du bio à la cantine. Cette fois-ci, notre conférence grand public sera tournée « recettes » avec un titre appétissant :

Une bonne cantine scolaire : yes we fraise ! (oui, c’est possible !)

cantine

Nous verrons comment des cantines scolaires en reviennent au fait-sur place, circuits-courts et labels de qualité sans se ruiner !

. avec Pierre-Yves Rommelaere, chef cuisinier dans un collège de l’Aude et membre du collectif « Les pieds dans le plat ».

. et Valérie Rouverand, ancienne adjointe à l’Education à la Ville de Nîmes (la Ville a reçu le “Prix Manger bio, local & sain, c’est politique” aux Victoires des cantines rebelles). Conseillère communautaire déléguée à l’ANRU à Nîmes Métropole.

 

On se retrouve le jeudi 14 novembre à 19h30, à la Halle Tropisme de Montpellier, 121 rue de Fontcouverte à Montpellier.

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L’association Ramène ta fraise dans Midi Gourmand !

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Le magazine régional Midi Gourmand (sept-oct-nov 2019) consacre un dossier complet sur le thème « Cuisinez (mieux) en famille ! ».

Retrouvez ci-dessous l’article de présentation de notre association et nos 3 conseils pour l’alimentation de vos enfants.

 
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Du plastique à la cantine ? « Les arguments scientifiques sont bloqués par les lobbies »

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Vaisse plastique dans les cantines : quels risques pour nos enfants ?   

 

Écrit par JC Nathan / l'Observatoire des alimentsRamène ta fraise

28 Août, 2019

Jérôme Santolini, scientifique et parent d’élève à Bordeaux, appelle les familles à se mobiliser contre l’omniprésence du plastique dans les cantines scolaires.

Parents d’élèves, ils ont été les premiers à dénoncer, il y a près de deux ans, l’omniprésence du plastique dans les cantines scolaires de Bordeaux : celui-ci était présent dans les assiettes, dans les poches de cuisson sous vide et dans les barquettes de réchauffage. Synonyme de progrès technique pendant les Trente Glorieuse, ce matériau est désormais reconnu comme un perturbateur endocrinien, responsable de l’augmentation de l’infertilité, de troubles de comportement, de l’obésité, ou encore favorisant certains cancers (sein, testicules, prostate…).

Jérôme Santolini, secrétaire de l’association, est aussi chercheur en biochimie et responsable du laboratoire Stress Oxydant et Détoxication au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. Coauteur du livre « Pas de plastique dans nos assiettes » (éditions du détour), il explique pourquoi il est urgent d’en finir avec ce polluant qui contamine nos enfants, et invite tous les parents à se mobiliser.

Comment le plastique s’est-il invité dans les cantines ?

Il y a une trentaine d’années, la plupart des cantines étaient en « liaison chaude ». C’est-à-dire que les plats étaient fabriqués le jour-même et transportés chauds dans les cantines. Pour des questions de contamination bactérienne, les pouvoirs publics ont cherché à sécuriser le process.

On est alors passé en « liaison froide » : les plats sont préparés à l’avance, refroidis, acheminés vers les cantines dans des véhicules frigorifiques. Ce process minimise effectivement le risque de contamination au cours du transport, mais il repose sur l’usage massif de barquettes en plastique jetables. A cette époque, la santé publique était tournée vers le risque bactériologique.

De même, pour faire des économies, on a centralisé de plus en plus les cantines. Vous voyez le film « L’aile ou la cuisse avec Louis de Funès, l’usine Tricatel ? Eh bien c’est ça : l’industrialisation des repas a aussi touché les cantines. Et dans ce monde où l’on stocke, on jette, on fait des économies d’échelle, le plastique offre une solution technique.

Pourquoi est-ce dangereux ?

Le plus étonnant, c’est qu’on ne se soit pas demandé, il y a 30 ans : « Est-ce dangereux ? » A l’époque de la technologie triomphante, le plastique a joui d’une image qui ne correspond pas à la réalité. La réalité, c’est qu’à la différence du verre ou de l’inox, ce matériau n’est pas inerte. Il s’use rapidement, se casse, part à la poubelle… En corollaire, il relargue des composés, soit par dégradation – ce sont par exemple les microbilles de plastique qu’on retrouve dans les bouteilles d’eau – soit par libération de molécules chimiques, particulièrement à la chaleur et au contact de produits acides ou gras.

A Bordeaux, on a bien vu sur les fiches techniques et les déclarations de conformité qu’un lot de poches de plastique perd environ 1 gramme après passage en cuisson. Un gramme qui finit dans l’assiette de nos enfants. Or on ne sait pas précisément ce que contient le plastique, puisqu’il n’y a pas de contrôle sanitaire. On sait juste qu’il contient beaucoup d’impuretés, et ce qu’on appelle des NIAS (Non-Intentionally Added Substances), ou substances ajoutées non intentionnellement, qui utilisés lors de la synthèse dont on ignore la nature et les effets.

Puis il y a ce qu’on ajoute… plein de choses ! Un consortium de trois laboratoires universitaires a recherché tous les additifs présents dans les plastiques alimentaires et il a estimé leur nombre à 4.000 molécules ! Parmi lesquelles le bisphénol A, qu’on a retrouvé dans les assiettes de nos enfants à Bordeaux, et les phtalates, retrouvés dans les poches de cuisson. Ce sont des perturbateurs endocriniens. Mais il y a aussi quantité de molécules pour lesquelles on n’a pas de données toxicologiques.

Lire la suite de l’interview sur L’Obs. 

 

 

 

 

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Écrit par JC Nathan / l'Observatoire des alimentsRamène ta fraise

28 Août, 2019

De la vaisselle plastique dans les cantines des écoles. Cette option prise discrètement par diverses municipalités, pour des raisons d’économies, pose de sérieuses questions sur le plan de la santé et des risques.

Ces derniers mois, Strasbourg, Bordeaux, et probablement bien d’autres villes ont fait le choix du tout-plastique pour les plats (autrefois en inox) et la vaisselle (assiettes, gobelets, pichets) de leurs cantines. Les nouvelles assiettes sont en copolyester, une variante de polyester

 

Les qualités du matériau… selon les commerciaux

A lire la fiche commerciale (élaborée par les fabricants), le matériau présente toutes les qualités : il résiste aux chocs et à la température. Il supporte les passages au lave-vaisselle. Il résiste aux passages aux micro-ondes. Les articles en copolyester sont conformes aux normes relatives aux matériaux entrant en contact avec des denrées alimentaires. En particulier, le copolyester ne contient pas de bisphénol-A (BPA).

 

L’application du principe de précaution

 

Cette présentation très favorable à la vaisselle plastique ne convainc pas des consommateurs et parents d’élèves de la région de Bordeaux (regroupés dans un Collectif cantine sans plastique) qui font circuler une pétition demandant : l’application du principe de précaution, le retrait du plastique et le remplacement par de la vaisselle non toxique, le remplacement des barquettes en plastique dans lesquelles les plats sont livrés et réchauffés par des contenants alimentaires en matériau inerte (inox, verre ou céramique) et durable.

 

Grave perturbateur endocrinien

L’application du principe de précaution dans le domaine des emballages alimentaires et de la vaisselle en plastique apparaît judicieuse depuis l’épisode du Bisphénol A (autorisé pendant des années alors que les scientifiques tiraient la sonnette d’alarme). Désormais, les fabricants mettent fièrement en avant l’absence de ce grave perturbateur endocrinien, aujourd’hui interdit dans la plupart des pays européens.

 

Mais, est-ce bien suffisant pour garantir l’innocuité d’une matière plastique ? C’est loin d’être sûr. Certaines recherches conduites aux Etats-Unis, notamment par les National Institutes of Health, laissent supposer que des plastiques sans BPA rejetteraient aussi de dangereux oestrogènes synthétiques, et cela même en dehors de toute utilisation intensive (four à micro-ondes, lave-vaisselle…). La recherche n’a pas tout éclairé et les citoyens se posent des questions, en particulier concernant la santé de leurs enfants, au moment où émergent les risques des perturbateurs endocriniens.

 

 

 

 

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