L’alimentation en temps de confinement

Anthony Fardet, chercheur en alimentation préventive

Dominique Paturel, chercheuse en sciences sociales

L’association vous partage ici un article très intéressant, écrit par des chercheurs de notre région. En effet, la crise du COVID19 met au jour, de façon flagrante, ce qu’ils mettent en lumière depuis plusieurs années déjà : la rupture de l’égalité dans l’accès à l’alimentation. Si des consommateurs aujourd’hui arrivent à consommer des produits frais par le biais des circuits courts, d’autres avec des petits revenus comptent sur l’aide alimentaire pour y arriver. Entre les deux, une majorité de la population va s’approvisionner dans la grande et moyenne distribution. Découvrez le début de l’article ci-dessous et n’hésitez pas à consulter la suite via le lien en bas de page.

Si l’alimentation ne fait pas tout pour être en bonne santé, elle y participe grandement. Il est bon de se rappeler que sa fonction n’est pas seulement biologique (remplir les ventres), mais également sociale (être ensemble et se reconnaître dans une égale « citoyenneté alimentaire »), identitaire (liée à l’appartenance à une famille, une culture, une communauté, etc.) et hédonique. La tentation est grande en période de confinement de se tourner vers les produits ultra-transformés, qui se conservent très longtemps, sont très appétents et souvent moins chers que les produits frais. Ils peuvent en effet constituer des aliments « réconfort » en période anxiogène, notamment car riches en sucres, sel et/ou gras.

On ne saurait donc trop conseiller de profiter de cette période pour réapprendre à cuisiner soi-même à partir de produits bruts. Cela permet de découvrir de nouvelles saveurs, d’apprendre de nouvelles recettes, tout en se faisant plaisir ! C’est aussi l’occasion de prendre plus de repas en famille, un moment de partage et d’échanges.

Il est aussi important d’ajuster son alimentation à son niveau d’activité, probablement réduite en cette période. Aussi, trois repas par jour sont donc suffisants, tout en limitant les collations et le grignotage à des produits peu caloriques comme des fruits frais ou des boissons.

Au final, on ne saurait trop vous conseiller de consommer « Végétal, Vrai, Varié » (et si possible, bio, local et de saison) : davantage de produits végétaux (fruits, légumes, tubercules, céréales complètes, légumineuses, fruits à coque ou secs), pas trop transformés et diversifiés ; et d’aller vers moins de produits animaux, mais de meilleure qualité. Les conserves de fruits ou de légumes, si elles ne contiennent que de vrais ingrédients, constituent un moyen intéressant et bon marché de consommer plus végétal

 

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